Les sources de Nimes

Pourquoi recenser les sources de la garrigue ?

  • Pour connaître notre environnement au plan hydraulique.
  • Pour mieux connaître l’état sanitaire du sous-sol.
  • Pour faciliter l’étude des risques d’inondation.
  • Pour permettre l’établissement d’un véritable système d’alarme des crues très performant.
  • Pour mieux connaître les problèmes de l’eau en général.
  • Pour apprendre à faire respecter l’eau, source indispensable à la vie.
  • Pour mieux connaître nos racines Nîmoises.
  • Pour faire apprécier les charmes de la garrigue.
  • Pour établir un itinéraire pédestre près des sources.
  • Pour faire inscrire les sources dans l’inventaire du patrimoine naturel municipal.
  • Pour faire figurer les sources dans la charte de la garrigue.
  • Pour faciliter l’identification des sources ne possédant pas d’appellation propre.
  • Pour inspirer les poètes, romanciers, musiciens, photographes, peintres, etc…
  • Pour que Nîmes, la ville aux 7 collines, soit aussi la ville aux 70 sources de garrigue.
  • Pour établir un état des sources valable pour 2005 afin de pouvoir mesurer dans le futur, l’évolution de la situation.
… Et pourquoi ne pas faire classer les sources de la garrigue Nîmoise… tout comme les gorges du Gardon ?

Pourquoi faudrait-il restaurer toutes les sources de la garrigue ?

  • Parce qu’elles font partie de notre environnement naturel et de notre patrimoine naturel.
  • Pour mieux connaître l’état sanitaire du sous-sol.
  • Pour faciliter l’étude des risques d’inondation.
  • Pour permettre l’établissement d’un véritable système d’alarme des crues très performant.
  • Parce qu’au nom de ce patrimoine on entretient les monuments Romains… On recherche et on protège les vestiges du passé…
  • Parce qu’on entretient à grands frais les églises classées.
  • Parce qu’on dépense beaucoup d’argent pour canaliser les eaux de ces sources en cas d’inondation.
  • Parce qu’on entretient et on protège les monuments aux morts.
  • Parce qu’on subventionne les sports et la culture.
  • Parce qu’on aide les propriétaires à rénover leurs façades.
  • Parce qu’on subventionne les constructions de murs en pierres sèches.
  • Parce qu’on oblige les propriétaires à débroussailler leurs parcelles.
restauration de la source du Rossignol

Toutes ces dépenses et initiatives sont justifiées. Pourquoi les sources ne bénéficient-elles pas de la même sollicitude ? Dans les villages où la population et les élus sont très proches de la nature, on restaure, on entretient jalousement les anciens lavoirs alimentés par des sources… Pourtant plus personne ne va laver son linge à ces lavoirs… mais ils sont les témoins du passé, la mémoire de nos racines… et la population –même si elle semble indifférente- n’accepterait pas de ne plus entendre le bruit de l’eau. Les sources sont des monuments naturels de VIE… Elles sont là depuis la nuit des temps, faisons en sorte qu’elles continuent à générer la VIE. Protégeons-les. La Direction Régionale de l’Environnement (DIREN) vient de créer l’Atlas des Paysages du Gard sur Internet. L’agglomération de Nîmes a participé à la création de cet atlas et il est prévu la mise en valeur de la plaine du Vistre en « parc naturel urbain au droit de Nîmes ». Ce serait là une excellente initiative. Les élus locaux ont-ils pensé aux sources de la garrigue ?… Aux Terres de Rouvière où l’on pourrait également créer un parc naturel urbain agrémenté de trois sources ?. Depuis que les Nîmois et même les Mazetiers, ont l’eau au robinet, plus personne ne s’occupe des sources. Pourtant de l’autre côté du plateau des garrigues, les gorges du Gardon sont classées et protégées. Restaurer, réhabiliter, entretenir, protéger et faire connaître les sources de la garrigue, c’est sauver la garrigue Nîmoise. Les sources et les puits de la garrigue devraient constituer une réserve de secours à condition que les eaux soient potables. L’eau est une ressource naturelle renouvelable à condition que le taux de prélèvement soit inférieur à la productivité disponible. L’épuisement des ressources naturelles représente l’une des questions les plus préoccupantes pour l’avenir de l’humanité. Parallèlement à la démographie galopante, on constate une raréfaction croissante des ressources naturelles nécessaires à la vie de l’humanité. L’eau est la ressource naturelle la plus abondante dans la biosphère mais le problème de sa disponibilité pour les populations, et l’économie humaine existe depuis déjà longtemps. La pollution et la surexploitation des eaux sont très préoccupantes. Nîmes n’est ni maritime ni fluviale mais elle compte environ 70 sources dans sa garrigue… C’est un patrimoine universel qu’il faut conserver.

« Malheureusement, beaucoup de personnes ne se rendent pas compte de l’intérêt de tout premier ordre qu’il y a pour elles à disposer d’eau en abondance et prouvent ainsi à quel point point elles sont éloignées du véritable esprit de civilisation. » Henry de France « Le sourcier moderne » Ed. Librairie Agricole de la Maison Rustique

« A Rome, au temps d’Auguste, chaque Romain disposait de 3 m3 d’eau par jour. Avant la 2ème Guerre Mondiale, le Parisien disposait de 424 litres seulement… Les peuples de l’Antiquité eurent une politique de l’eau ; c’est faute d’en avoir une que, malgré nos immenses progrès scientifiques, nous donnons une telle impression d’un manque à gagner général . ». Henry de France

Effectivement, on n’a pas tellement évolué… pour l’EAU !

Comment les réhabiliter ?

  • Commencer par identifier les sources . On défend mieux ce que l’on connaît bien.
  • Lorsqu’il s’agit d’une restauration lourde, suite à une disparition quasi totale de la source, il faut définir avec le maximum de précision le site d’origine en récupérant le plus d’informations, de témoignages, de photos. Egalement se rapprocher des chasseurs, des usagers de la garrigue.
  • Procéder au défrichement du site.
  • Il est préférable de procéder aux terrassements à deux ou trois reprises, étalés dans le temps de façon à observer le site suite à des épisodes pluvieux importants et ainsi donner le temps à la source de se manifester.
  • Récupérer éventuellement les pierres qui auraient pu servir à un aménagement ancien.
  • Le terrassement terminé, l’aménagement doit s’intégrer le plus discrètement possible à la garrigue. Si possible, prévoir une petite retenue d’eau permettant les prélèvements d’eau et constituant un abreuvoir pour la faune.
  • Dans le cas des sources importantes et pérennes, il faudrait envisager la création de mares, de zones humides.
  • Sources situées sur le domaine public : pas de problème. Pour celles situées sur des parcelles privées, il serait bon d’obtenir des propriétaires l’autorisation de procéder à la restauration par les soins des services techniques municipaux avec, en contrepartie, la possibilité pour les pouvoirs publics d’accéder à ces sources, périodiquement, pour le contrôle d’activité, prélèvements d’eau pour analyse, etc…
  • Pour les sources situées sur les terrains militaires, une entente préalable entre la ville et l’Armée devrait être possible facilement afin de procéder à ces restaurations.
Remerciements | Bibliographie | Contactez-nous | ©Septembre 2005 Gareli Giovanni